Painting Lowrider style with Smith Concepts at PPG
In this video we take you behind the scenes at the PPG Training Centre in Sydney for a deep dive into the masking and paint process on a lowrider build, working alongside Smith Concepts.
From precise masking techniques to laying down paint the right way, this session focuses on the detail and preparation that goes into achieving clean lines, smooth finishes, and show-quality results. Whether you’re into lowriders, custom paint, or want to learn professional refinishing methods, there’s plenty of insight here straight from the training floor.
Big thanks to PPG for hosting and Smith Concepts for sharing their knowledge and experience.
🔧 Lowrider paint process
🎨 Masking techniques & prep
🇦🇺 Filmed at PPG Training Centre, Sydney
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Pattern Job Lowrider : comment réaliser une peinture Impala avec feuille d’or (guide complet)
Découvrez un chantier d’exception sur une Impala lowrider. Cette vidéo documente en effet la réalisation complète d’un pattern job, cette peinture à motifs typique de la culture lowrider. Le projet porte sur une Chevrolet Impala convertible, réalisé en collaboration avec la marque PPG. Du traçage de la ligne centrale jusqu’à la pose de la feuille d’or, puis le polissage final : le peintre en charge du projet détaille ainsi tout le processus, entouré d’une équipe venue prêter main-forte.
Le résultat final impressionne. La carrosserie affiche des motifs sur toute sa surface, mais reste subtile en lumière normale. Elle s’illumine littéralement au soleil, exactement comme le client le souhaitait au départ.
Étape 1 : le traçage, fondation de tout pattern job
Avant même de sortir le pistolet, tout repose sur un traçage minutieux. Le peintre utilise le ruban de masquage comme un véritable outil de mesure. Selon lui, la ligne centrale reste toujours la plus importante : tout doit partir du milieu et rayonner vers l’extérieur, surtout avec les motifs lowrider.
Voici sa méthode, étape par étape :
- Il repère d’abord la ligne centrale de la voiture (capot, malle) comme point de départ.
- Il utilise ensuite le ruban adhésif comme une règle, plutôt que de se fier à des repères visuels approximatifs, qui peuvent décaler le résultat.
- Il travaille par ailleurs avec plusieurs largeurs de ruban (3, 6, 12, 18, jusqu’à 48 mm), selon la finesse des lignes recherchées.
- Il symétrise enfin chaque motif grâce à un gabarit obtenu par report à la craie sur du papier kraft. Cette technique permet de reproduire exactement le même dessin des deux côtés du véhicule.
Cette étape de calque et de symétrie reste la plus exigeante. Réaliser un côté est une chose ; obtenir un effet miroir parfait sur l’autre en est une autre.
Étape 2 : le style lowrider traditionnel
Le pattern job suit les codes esthétiques classiques du lowriding. De longues lignes courent dans le sens de la longueur du véhicule, le long des flancs et du centre de la carrosserie. Chaque artiste garde certes sa propre interprétation, mais cette structure « en longueur » reste une signature reconnaissable du style.
Étape 3 : la construction en dégradés (fade)
L’équipe construit le motif section par section. Elle ne retire jamais le ruban avant la toute fin du chantier, afin de garder un contrôle total sur les zones déjà peintes. Voici comment se décompose la méthode :
- Une première teinte, très proche de la couleur d’origine de la voiture (avec un ajout de blanc pour l’adoucir), pose la base du premier dégradé.
- Un second masquage recouvre ensuite cette zone pour appliquer une candy verte, ce qui apporte profondeur et relief.
- Chaque nouvelle couche vient enfin se superposer à la précédente, créant un effet de strates caractéristique des patterns haut de gamme.
Un point technique mérite d’être souligné : à ce stade, les peintures ne sont pas encore activées (pas de durcisseur). Ainsi, l’équipe peut remasquer facilement par-dessus sans que la surface ne devienne collante trop vite.
Étape 4 : les finitions en pearl et candy
Pour éviter que les dégradés successifs ne « se perdent » les uns dans les autres (vert sur vert sur vert), l’équipe alterne les couleurs de ruban repère. Elle visualise ainsi clairement chaque zone à tout moment. Par ailleurs, l’équipe préserve volontairement les moulures d’origine, gravées en deux tons, pour en faire un élément du motif à part entière, avec des lignes de rupture nettes plutôt que des dégradés fondus à cet endroit précis.
Étape 5 : la feuille d’or, signature du style lowrider
Après le séchage, l’équipe scelle les couches précédentes avec un liant transparent (895 binder). Place ensuite à l’étape la plus délicate : la pose de feuille d’or véritable (variegated gold leaf), un incontournable de l’esthétique lowrider.
Voici le processus détaillé :
- Le peintre trace d’abord au pinceau les lignes de « gold sizing », une colle à consistance proche du miel qui servira de support à la feuille.
- Il ajoute ensuite un durcisseur en petites doses, de façon progressive, pour contrôler le temps de prise.
- Il applique délicatement la feuille d’or à l’aide d’un simple pinceau de maquillage, en évitant tout contact direct avec les doigts.
- Il travaille enfin par petites sections uniquement, car la colle sèche vite. La feuille ne peut plus adhérer une fois le temps de prise dépassé.
Le peintre utilise de la feuille d’or allemande, réputée pour sa qualité et sa tenue dans le temps. D’ailleurs, certains de ses travaux réalisés il y a plus de dix ans conservent encore tout leur éclat sous le vernis. La feuille d’or de qualité coûte donc significativement plus cher que les imitations (environ 100 dollars le carnet contre 18-20 dollars), mais le rendu visuel n’a rien à voir.
Étape 6 : le vernis et la protection du travail
Une fois tous les éléments décoratifs posés, plusieurs couches de vernis PPG scellent définitivement le travail :
- L’équipe applique d’abord plusieurs couches de vernis général (gen clear).
- Elle poursuit ensuite avec un léger ponçage intermédiaire, pour retirer l’excédent et préparer la couche de finition.
- Elle termine enfin par une flow coat finale, en réalité une couche supplémentaire de renfort plutôt qu’une simple couche de finition classique.
Étape 7 : ponçage et polissage, l’étape qui révèle tout
Le rendu final d’un pattern job dépend énormément du travail de finition. La séquence de ponçage suit une progression précise :
- Un ponçage à sec ou à l’eau, du grain 1000-1200 jusqu’à 5000.
- Un passage aux pads orbitaux 3M, utilisés légèrement humides, pour retirer les traces de ponçage les plus marquées.
- Un polissage machine final, qui révèle enfin toute la profondeur des dégradés et le jeu de lumière entre les différentes teintes.
Étape 8 : les moulures gravées, la touche finale
Pour sublimer le travail de peinture, la voiture reçoit des moulures entièrement gravées à la main, importées des États-Unis, en deux tons or et chrome. Cette gravure (« engraving ») habille la calandre, les flancs, le tableau de bord et l’arrière du véhicule. Elle crée ainsi une continuité visuelle entre la carrosserie peinte et les éléments chromés, une signature typique des lowriders haut de gamme de type Impala 1964.
Un projet mené en un temps record
L’équipe a réalisé l’essentiel de ce chantier en seulement deux semaines. Un tel niveau de finition demanderait normalement plusieurs mois de travail en conditions « normales ». Ce rythme intensif a été rendu possible grâce à une équipe nombreuse, mobilisée spécialement pour l’occasion, avec pour objectif de documenter et transmettre ce savoir-faire.
Conclusion
Ce pattern job sur Impala illustre la minutie extrême que réclame la peinture lowrider haut de gamme. Traçage millimétré, dégradés en plusieurs couches, pose manuelle de feuille d’or, vernis multicouche et polissage progressif : chaque étape compte. Ce savoir-faire artisanal, entre tradition et précision technique, donne ainsi tout son sens à l’expression « timeless lowrider paint job ».




